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À l’écoute des jeunes

5 février 2016 par Jennifer Bauer

Les jeunes d’aujourd’hui seront les décideurs de demain; c’est pourquoi nous souhaitons engager le dialogue avec eux. L’an dernier, j’ai eu la chance de constater de visu le potentiel exceptionnel des jeunes Canadiens lorsque j’ai assumé la fonction de coprésident de l’événement national « We Day ». Cette année, nous amorçons une tournée de neuf universités canadiennes afin de rencontrer plus de 1 000 jeunes étudiants et d’aborder leur rôle important dans l’évolution du transport ferroviaire des voyageurs. À VIA Rail, nous avons beaucoup de respect envers les étudiants et les changements qu’ils peuvent amener. Leurs valeurs et leurs préoccupations coïncident souvent avec celles de VIA Rail, et nous espérons faire du transport ferroviaire un choix prisé des générations futures.

Par les temps qui courent, les jeunes sont mobiles, mais pas de la façon dont on s’y attendrait. Seulement 63 % des Américains et Américaines de 16 à 24 ans ont un permis de conduire – le pourcentage le plus faible depuis 1963.[1] Pour les membres de ma génération, l’accès à une voiture était synonyme de liberté. De nos jours, être libre, c’est être connecté virtuellement avec ses amis et les membres de sa famille. En fait, 43 % des milléniaux (personnes de la génération Y) ont déclaré qu’ils préféraient communiquer avec leurs amis sur les réseaux sociaux que de les voir en personne.[2] De plus, les jeunes privilégient les transports en commun et le covoiturage parce qu’ils peuvent rester connectésdurant leurs déplacements. Grâce au service WiFi gratuit dans les gares et à bord des trains VIA Rail de Halifax à Windsor, il est possible de rester en ligne et productif pendant toute la durée du trajet.

Les jeunes d’aujourd’hui ont aussi l’environnement à cœur. Comme le secteur des transports est une importante source de gaz à effet de serre, les choix que nous faisons ont énormément d’impact sur l’empreinte écologique globale. Guidés par leur conscience écologique, de plus en plus de milléniaux prennent le train, les transports en commun ou leur vélo ou encore se déplacent à pied afin de réduire leur empreinte carbone. La société VIA Rail est fière de faire partie des moyens de transport les plus verts et de servir ses clients de façon responsable et durable sur le plan environnemental. C’est sans compter que notre projet de voies dédiées réduira encore davantage notre empreinte écologique!

Voici notre itinéraire pour les prochains mois. Si vous étudiez dans l’une de ces universités, nous vous invitons à venir participer à la conversation :

  • HEC (Université de Montréal) : 6 avril 2016.
  • Université Laval : 18 avril 2016
  • École de gestion John Molson (Université Concordia), Université d’Ottawa, Université de Guelph, Universités Brock et Ryerson : dates à confirmer, tenez-vous au courant!

Les jeunes d’aujourd’hui sont notre avenir. Et notre avenir passe par le train.

 

[1] RTA, Chicago, Reaching New Riders

[2] ZipCar, Millenials and the new American Dream, 2014

10 choses qui font parler les gens

26 décembre 2015 par Yves Desjardins-Siciliano

Discuter avec la communauté d’affaires dans les Chambres de commerce ou lors d’autres occasions et leur parler de VIA Rail et de notre vision du rail passager au Canada est toujours très stimulant. Les projets sur lesquels nous travaillons, l’innovation, notre plan pour le futur… c’est un grand plaisir d’observer les réactions des gens lorsqu’ils réalisent que le train est déjà très pertinent et à quel point il sera important dans les années à venir (surtout à titre de moyen de transport le plus écologique pour les déplacements interurbains).

Par contre, lorsque je m’adresse à l’audience d’une université ou à des conférences comme Start up, l’accent de la conversation est plutôt mis sur mon rôle de dirigeant d’une société d’État. Dans ma préparation pour ce type d’événements, j’ai regroupé une liste du ‘’Top 10 des habitudes de gestion’’, qui est particulièrement intéressante pour ces groupes.  Pour  l’année qui vient, je me réjouis de poursuivre ma tournée dans les universités canadiennes et de discuter avec encore plus d’étudiants brillants et motivés du train et de mon rôle à VIA Rail.

D’ici là, je vous offre un aperçu de ma présentation. Voici la fameuse liste du Top 10 qui rejoint bien des gens et qui est à l’origine de plusieurs questions inspirantes et de conversations fort intéressantes.

Les 10 meilleures habitudes d’un leader

  1. Soyez une personne d’action et de réflexion
  2. Acceptez que tous peuvent voir ce que vous voyez, mais les leaders prennent action
  3. Ayez un parti pris pour l’action
  4. Échouez rapidement
  5. L’exécution en mange de la stratégie pour déjeuner
  6. Faites confiance à votre intuition
  7. Nous l’appelons bons sens car tous en possèdent
  8. Le leader est le message – Vous êtes la marque
  9. En tant que leader, vous apportez un sens à la vie des gens – Le réel travail se résume à comment vous y parvenez
  10. Amusez vous et profitez du voyage !

Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de ma liste, rejoignez-moi sur Twitter à @VIARailPrez.

En espérant vous voir à bord en 2016,

En vous souhaitant un bon temps des fêtes et de joyeux voyages!

Pourquoi VIA Rail s’engage à lutter contre les changements climatiques dans le cadre de la COP21

4 décembre 2015 par Yves Desjardins-Siciliano

Cette semaine, en compagnie de 65 entreprises membres de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), VIA Rail a signé un ambitieux pacte visant à réduire l’impact de ses activités sur les changements climatiques. Ce pacte a été finalisé parallèlement à la Conférence de Paris de 2015 des Nations Unies sur le climat (COP21), qui réunit des dirigeants internationaux engagés à réduire les changements climatiques et prêts à conclure des ententes pour y parvenir.

Après plusieurs années de négociations, d’ici le 11 décembre, des limites obligatoires devraient être établies en ce qui a trait aux émissions de GES à l’échelle planétaire dans le cadre de la COP21. Cette entente, à laquelle adhéreront plus de 150 pays, aura comme objectif de limiter la hausse de la température moyenne mondiale à deux degrés Celsius tout au plus.

Comme le secteur du transport (avions, automobiles, trains, autobus, etc.) représente une importante source d’émissions de GES, l’établissement de limites à cet égard aurait des répercussions considérables, tant sur l’industrie du transport que sur le climat.

Au Canada, les moyens de transport constituent la plus importante source d’émissions de GES. En 2013*, le secteur du transport (ce qui comprend tous les types de transport aérien, routier et maritime de passagers et de marchandises) a généré 28 % des émissions de GES à l’échelle nationale. Par ailleurs, parmi tous les modes de déplacement, le train est le plus écologique, ne produisant que 1,02 % des émissions de GES canadiennes, et le transport ferroviaire des passagers, quant à lui, ne représente que 0,01 % des émissions au pays. Par conséquent, la transition vers le transport ferroviaire favoriserait des déplacements respectueux de l’environnement et jouerait un rôle important dans la lutte contre les changements climatiques.

Pour encourager les Canadiens à laisser leurs voitures à la maison et à prendre le train, VIA Rail doit répondre aux besoins de ses passagers sur le plan de la fiabilité (ponctualité), de la fréquence (nombre de départs quotidiens) et de la durée des trajets. Pour ce faire, il faut avoir un accès accru à l’infrastructure ferroviaire et, là où les marchés le justifient, à des voies ferrées réservées au transport des passagers, en commençant par les parcours les plus achalandés du corridor Toronto-Ottawa-Montréal (T-O-M).

Selon des prévisions conservatrices, une voie réservée au transport des passagers permettrait d’accroître de près de 300 % le nombre de voyageurs dans les trains de VIA Rail en douze ans, qui passerait de 2,3 millions à 6,8 millions dans le corridor T-O-M. Cette mesure se traduirait par le retrait de 5,5 millions de voitures de nos routes, ce qui aurait un effet très important sur la réduction des émissions de GES du Canada et les changements climatiques. Ce projet pourrait voir le jour au cours des cinq prochaines années.

Entre-temps, chacun d’entre nous peut réduire sa propre empreinte carbone en choisissant de prendre le train à l’occasion de nos prochains déplacements intervilles.

Alors que la santé environnementale future du Canada (et du monde) est en jeu, VIA Rail s’engage à faire sa part pour changer les choses. Nous espérons que vous ferez de même.

Nous espérons vous voir bientôt à bord!

*Source : 1990-2013 “Greenhouse Gas Sources and Sinks in Canada”, Environment Canada National Inventory Report

Vous désirez écrire un livre? Prenez le train!

20 novembre 2015 par Yves Desjardins-Siciliano

Dans un article précédent, j’ai partagé certaines pratiques exemplaires afin de bien communiquer avec mon équipe. L’importance de « parler moins et d’agir plus » est un des principaux messages que je cherche à transmettre, en particulier chez VIA Rail. En accordant à nos employés les outils et la confiance nécessaires pour passer à l’action, nous sommes en mesure d’en faire davantage, et plus rapidement. Chaque jour, plus de 2 500 employés de VIA Rail travaillent de concert pour faire de notre entreprise la meilleure option de transport intervilles pour les Canadiens.

Ainsi, lorsqu’on nous a demandé de soutenir le projet Les 24 heures du roman, je me suis immédiatement senti interpellé par le concept : 24 écrivains montent à bord de notre train L’Océan et écrivent en 24 heures 24 chapitres qui seront colligés en un seul livre. Indépendamment du thème choisi pour le livre, soit Samuel de Champlain, un personnage historique canadien, j’apprécie l’intention derrière ce projet. L’aventure a commencé par une bonne intention (célébrer 400 ans de présence francophone en Ontario), s’est poursuivie par la mise en œuvre d’une idée originale (emprunter le même trajet que Champlain a parcouru il y a quelque 400 ans, en utilisant le train en guise de source d’inspiration) et s’est terminée par un résultat tangible (le livre). Le projet avait tout pour réussir, y compris l’équipe de professionnels nécessaire à sa mise en œuvre.

À la fin d’octobre, 24 écrivains de langue française provenant de France, de Belgique, de l’Acadie, du Québec et de l’Ontario sont montés à bord de notre train à Halifax et ont relevé le défi d’écrire un roman commun en une journée. Il s’agit d’une initiative de L’écriture en mouvement, qui a pour mission de promouvoir l’écriture de langue française. Chaque écrivain devait écrire un chapitre au cours du voyage, après quoi ceux-ci doivent être regroupés pour former un roman cohérent. Le défi était de taille. Le personnel de VIA Rail et les organisateurs de L’écriture en mouvement ont consacré beaucoup d’efforts à la préparation de ce voyage de sorte que, lorsque le train s’est mis en branle, les écrivains n’avaient plus qu’à laisser libre cours à leur inspiration. Poursuivant un objectif commun, le personnel de VIA Rail s’est assuré de combler tous les besoins des artistes pour leur permettre d’être aussi productifs que possible.

Vous vous demandez si cet ambitieux projet de livre s’est concrétisé? En date d’aujourd’hui, moins d’un mois après cette aventure littéraire, le roman intitulé « Sur les traces de Champlain, un destin extraordinaire en 24 tableaux » a été publié, et il sera présenté samedi au Salon du livre de Montréal.

Tout cela démontre qu’il est possible d’accomplir des choses exceptionnelles lorsque des personnes talentueuses travaillent main dans la main et voyagent à bord d’un train de VIA Rail. Félicitations à toutes les personnes ayant participé à cette aventure!

Prendre le train pour le futur du train

13 novembre 2015 par Yves Desjardins-Siciliano

Cette semaine, je suis allé rencontrer des élus municipaux et des partenaires du secteur du transport dans les Maritimes pour discuter des améliorations à apporter à nos services. Sur place, j’ai eu l’occasion de discuter de notre offre de services ferroviaires dans l’Est du pays lors de l’émission radiophonique Maritime Noon diffusée sur la chaîne CBC.

Au cours des derniers mois, nous avons travaillé à l’élaboration d’un plan visant à mieux servir la population des Maritimes, et cette visite nous a donné la chance d’en faire part à un vaste auditoire et de mousser l’intérêt envers le train. Le service dans l’Est a toujours été quelque peu difficile à équilibrer sur le plan de l’achalandage, des départs et des coûts. Le voyage en train de Montréal à Halifax représente une expérience de 20 heures dont les avantages comprennent la détente, des paysages magnifiques, des repas et un service WiFi à bord. L’établissement des tarifs pour un tel voyage doit prendre en compte l’équipement, le personnel et les produits requis pour ce long parcours. Il peut ainsi arriver, dans certains cas, que le prix d’un billet de train soit supérieur à celui d’un billet d’avion pour un vol de deux heures.

Opter pour un voyage d’une journée en train plutôt qu’un vol de deux heures est une décision délibérée. Il s’agit d’un choix lié au mode de vie, à la protection de l’environnement et au soutien de notre service national de transport public. Le train offre également une occasion en or d’admirer les splendeurs de notre pays ainsi que le temps et l’état d’esprit nécessaires pour emmagasiner des souvenirs inoubliables.

Au cours de l’entretien radiophonique, on m’a demandé si on envisageait la réduction des services dans l’Est. Il existe plus d’une réponse à cette question, mais chaque fois, ma première réaction consiste à faire valoir que nous sommes toujours « maîtres de notre destin ». Plus concrètement, si vous appréciez les services ferroviaires et désirez les conserver dans votre région, vous devez prendre le train.

Notre plan pour améliorer les services et devenir une option plus pertinente dans l’Est du Canada comprend de nouveaux allers-retours régionaux quotidiens pour les trajets Moncton – Halifax et Moncton – Campbellton, qui intéresseront les navetteurs. Nous continuerons à offrir notre service long parcours emblématique l’Océan, mais nous ferons preuve de plus de souplesse pour ajuster nos départs en fonction de la demande du marché. Par exemple, la saison estivale représente 50 % de notre achalandage et de nos revenus dans cette région. Une plus grande souplesse pourrait nous permettre d’accroître notre offre de services pendant l’été. La saison des Fêtes est également une période achalandée. Encore cette année, nous augmenterons le nombre de départs durant cette période pour veiller à ce que tous les voyageurs qui souhaitent prendre le train puissent le faire.

Parallèlement à la planification des améliorations aux horaires, nous travaillons à la bonification des services offerts à bord. Nous apprécions et prenons actuellement en compte les commentaires (positifs et négatifs) formulés par le public dans le cadre de mon passage à l’émission Maritime Noon. Nous faisons tout en notre pouvoir pour accroître la popularité de nos services ferroviaires dans l’Est et nous aimerions pouvoir compter sur l’appui de la population locale.

Plus les habitants des Maritimes prendront le train souvent, plus ils nous aideront à consolider notre position et à améliorer nos services. Chacun d’entre nous peut contribuer en y mettant du sien.

Nous espérons vous voir bientôt à bord!